mercredi 17 octobre 2012

Les fins et les débuts

Insomnie cette nuit.
Et cette nécessité de poser là la tension que je sens dans mes épaules depuis quelques jours, ce poids des fins et des débuts.
mon ancien et ce nouvel amour,
mon ancien et ce nouveau job,
la mort de maman et la suite dans la famille,
mon ancien quotidien, et cette vie qui émerge, autre.

Tous ces fils à dénouer, et qu'il ne faut pas renouer, mais tisser d'une autre manière, souple, vivante.
En l'écrivant, je vois combien je veux trop encore, combien j'exige de moi, comme si.
Cette tentation-là, bien connue.

La présence, seule expérience réelle.
Si simple...

mardi 16 octobre 2012

Ephémère

Samedi, je suis intervenue devant "mes pairs". J'ai tenté d'exposer comment 5 ans de travail dans deux voies différentes et compatibles toutefois avaient redessiné de l'intérieur ma pratique professionnelle. 
Si l'idée était simple, passer au texte m'a demandé bien des heures de travail. Sur place, j'ai pris le parti de l'exposer sur le mode de la légèreté.
D'autres conférenciers ont été sans doute plus brillants. Je suis toute de même heureuse car j'ai vu dans certains regards ce quelque chose qui dit qu'on a touché.

Après quelques jours d'hésitation, j'ai choisi de ne pas publier le texte de mon intervention. Je ne veux pas figer ce qui n'est qu'un point d'étape personnel, et, surtout, ne demande qu'à évoluer encore et encore. Et puis, je n'ai pas envie de m'exposer ainsi, de jouer ce jeu de l'ego satisfait à bon compte. 

Si quelque chose est aujourd'hui plus juste dans ma pratique, c'est par l'expérience que cela peut éventuellement se transmettre pour encore se transformer.

J'accepte l'éphémère.

mercredi 26 septembre 2012

Panorama

Un temps au calme pour faire le point. 

Les gros bouleversements de l'année écoulée ont emporté bon nombre des tensions de ma vie d'avant.
Il reste principalement à vider le logement de ma mère avant fin octobre et à mener au bout sa vente, et la succession. Hier, le chagrin m'a submergée à nouveau... 

J'attends que la cohabitation avec mon ex-conjoint prenne fin, mais les procédures de divorce et le prix des logements parisiens étant ce qu'ils sont, il faudra encore plusieurs mois. 
Je pourrai alors clore ce qui est terminé, et accueillir chez moi l'homme que j'aime et ses filles, chaque fois qu'ils viendront à Paris. Car, à naviguer ainsi entre deux régions, et deux familles, et à me sentir aussi à l'aise avec les deux, j'en viens parfois à ne plus savoir où j'habite. Quand je pourrai rassembler les deux, je pourrai à nouveau me sentir une.

Mon poste actuel se termine. Je commence à passer la main, avec une certaine nostalgie pour cette aventure humaine et professionnelle enthousiasmante, mais sans regret car ce que j'ai pu accomplir sera en partie durable ; je suis attendue de pied ferme pour la suite, et m'en réjouis.
J'ai recentré mes activités professionnelles sur ma seule activité salariée, que je reprends à temps plein. Au moins cette année le temps que mon nouveau rythme de vie se mette en place après tous ces chambardements. Je n'ai jamais eu autant d'appels pour des cours de yoga que depuis que j'ai arrêté d'en donner...

Pas d'activités extra-professionnelles, hormis le yoga que je peux pratiquer seule. Là encore, la simplicité, et la liberté de manœuvre. Être présente auprès des enfants les semaines où je les aurai.
Je profite des week-end avec mon amoureux pour faire de grandes balades. Bonheur de la nature retrouvée. Internet me sert comme outil pratique, avant tout. Plus comme ce dérivatif à la souffrance et à l'ennui qu'il a été ces dernières années.

L'amour m'épanouit, met des étoiles dans mes yeux et des ailes à mes chevilles.
Les enfants poussent, plutôt sérieux et souriants en cette rentrée.
Le course est bien aussi trépidante, mais mon coeur est serein.
J'ai recommencé à dormir mieux.
Je suis reconnaissance à la vie des bienfaits dont elle me comble.


Donnez moi de vos nouvelles, ok ?

mercredi 5 septembre 2012

Dénouer

Cette porte verrouillée, toute cette douleur, et l'énigme derrière.

La porte s'est ouverte en douceur,  le dialogue a repris, entier.
Pas pour renouer, oh ça non, mais pour dénouer.

Se dire ce qui était bon, ce qui a fait mal, se demander pardon.
Parler enfin, ne pas regretter, se souhaiter le meilleur pour aujourd'hui et demain.

samedi 1 septembre 2012

Charnières

Moment charnière,
où l'avant et l'après se tissent,
en une couture bien solide.
Mon cœur n'est plus effiloché.

Des bouffées de tristesse d'hier,
l'intense joie d'aujourd'hui,
des questions pour demain.
Mais elles s'envolent, légères.

En trame, cette envie de vivre intense,
cet amour de la vie qui vibre si fort en moi,
cette Confiance un peu folle, un peu sage.
La Joie qui porte, presque sauvage.

Jeter un œil régulier sur mon "niveau de carburant"
car je connais ma faiblesse,
me "dépenser" sans compter, et finir à sec.
Chanter tout l'été, et l'hiver venu ? oh...pas question!

mercredi 29 août 2012

La muraille de glace

Il est parfois des chocs salutaires.
La vérité qui vous percute et détruit d'un coup tout ce fatras d'illusions qui vous séparent du monde depuis tant d'années.

J'ai des raisons depuis hier de croire  que c'est ce qui est arrivé au père de mes enfants.
L'écroulement d'une immense muraille de glace.
Son regard, sa voix ont changé. Il entend aussi.
Douloureuse et salutaire expérience.

J'en étais heureuse, et bouleversée.
Heureuse pour cet homme que j'ai tant aimé, et nos enfants.
Bouleversée car la vie ensemble aurait sans doute été plus douce si.
Mais elle n'est plus. C'est un fait.

Cela va simplifier la séparation, et la suite.
J'ai tellement mieux dormi cette nuit.

lundi 20 août 2012

L'intérieur, l'extérieur

La frontière entre intérieur et extérieur est toute conceptuelle. Preuve en sont la tristesse à trier les reliefs physiques du passé mort, la paix et la joie intérieures qui en résultent.

Il me tarde d'exprimer dans "mon intérieur" ce que je vis ; je m'y emploie.

D'ici-là continuer à faire "place nette". Le juste nécessaire, une place pour chaque chose, chaque chose à sa place, souplement.