Hier était fluidité.
Légèreté bondissante
de ce corps qui vit.
Et aujourd'hui,
la rage d'une jument ombrageuse
ruant dans l'enclos de ses peurs.
Ouvrir la herse
désarmer les meurtrières meurtries,
curer les fossés de leurs boues passées.
Épuisement salutaire
de ce qui lâche enfin.
dimanche 1 juillet 2012
samedi 30 juin 2012
L'essentiel
Humeur bondissante de l'écureuil qui saute de branche en branche.
Vertigineuse voltige.
Vivre cette joie vibrante au creux des actes les plus simples.
En arrière-fond ces phrases de Cioran, citée par Jacques Lacarrière dans Sourates :
" La valeur intrinsèque d'un livre ne dépend pas de l'importance du sujet ( sans quoi les théologiens l'emporteraient et de loin) mais de la manière d'aborder l'accidentel et l'insignifiant, de maîtriser l'infime. L'essentiel n'a jamais exigé le moindre talent"
et cette conviction qu'il en est de même de la vie.
jeudi 28 juin 2012
Nénuphar
Amitié, tu es comme cette fleur si belle, si sereine, et ce lien solide qui plonge profond dans l'eau sombre et douce.
Les grands séismes silencieux
Il y a les petites ondées douces
et les grands séismes silencieux,
falaises qui tombent,
failles qui s'ouvrent.
Les observer,
larmes aux yeux.
Rester là,
vivre encore.
Le choix n'est pas donné
de renoncer.
mercredi 27 juin 2012
Offrandes
Ces petits rituels sacrés,
minuscules cailloux blancs,
dans le vide abyssal de liberté.
Lâcher les parades,
choisir de courir pieds nus sur la prairie
aux mille fleurs sauvages.
Rire au vent,
pleurer au soleil aveuglant,
danser jusqu'à avoir les pieds en sang,
se baigner dans les reflets de la lune.
minuscules cailloux blancs,
dans le vide abyssal de liberté.
Lâcher les parades,
choisir de courir pieds nus sur la prairie
aux mille fleurs sauvages.
Rire au vent,
pleurer au soleil aveuglant,
danser jusqu'à avoir les pieds en sang,
se baigner dans les reflets de la lune.
mardi 26 juin 2012
Les petites ondées douces
Les petites ondées douces
celles qui coulent au détour d'un moment,
au gré des souvenirs qui percutent le présent.
Petite ondée pour séparer
le passé du présent,
libérer l'espace de l'émotion tenace,
respirer plus librement.
Larmes salées,
caresse de la vie qui passe,
et féconde l'instant.
celles qui coulent au détour d'un moment,
au gré des souvenirs qui percutent le présent.
Petite ondée pour séparer
le passé du présent,
libérer l'espace de l'émotion tenace,
respirer plus librement.
Larmes salées,
caresse de la vie qui passe,
et féconde l'instant.
dimanche 24 juin 2012
Rencontres
Rencontrer,
voir s'ouvrir un espace libre,
entre deux êtres, entre deux cœurs.
Se sentir reliés,
même dans le silence,
même à
distance.
Des mots, des regards,
un sourire, une qualité de présence.
Pas besoin de grand chose,
tout est là.
Hier, journée de retrouvailles.
Retrouver ces espaces neufs
où tant de choses ont d'ores et déjà circulé,
sans qu'ils soient pour autant encombrés.
En voir d'autres s'ouvrir,
petits miracles improbables.
Effet d'intense bouffée d'air pur.
« L’eau qui lave le cœurHazrat Inayat Khan
Est le courant continuel
Du fleuve d’amour. »
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