mardi 30 juillet 2013

L'heure douce

Crépuscule d'été.
Les couleurs du ciel se rosent et se grisent,
Les tonalités changent, les cigales chantent plus fort juste avant de se taire, brusquement. Des voix d'enfants.
Une brise de mer apporte un peu de fraîcheur.
Temps de calme et de décantation.

L'heure douce, cadeau discret, presque secret.

mercredi 12 juin 2013

Apprentissage du vol libre

Longtemps j'ai rêvé et dessiné
des arabesques dans le grand ciel clair.

La volière s'est ouverte.

Je ne rêve plus,
je vis.


lundi 15 avril 2013

Les jeunes pousses

Ma nouvelle vie
comme une jeune pousse printanière,


un peu chiffonnée,
mais prête à se déployer,

un peu frigorifiée,
parfois, mais si vibrante.


Je ne suis pas à l'abri d'un brusque gel,
mais me réjouis de la lumière montante.

J'ai besoin d'une attention folle
dans cette période de renouveau.
Concentration.

J'ai tout de même peu d'énergie.


mardi 9 avril 2013

Apana

Trier,
nettoyer,
jeter,
recycler.

Pleurer,
sourire,
jubiler.

Imaginer,
prévoir,
construire,
accueillir.

Garder une place pour le vide.

mardi 2 avril 2013

Giboulées

Je ne sais écrire ce que je vis,
tous ces paroxysmes,
toutes ces petites choses fluettes et douces.

Je ne sais dire la violence de la toute dernière étape du deuil,
les larmes et la rage accumulées,
la tendresse malgré tout.

Printemps de giboulées.

Dans quelques jours s'ouvre une autre ère.
J'espère moins y errer, mais comment savoir ...



lundi 4 mars 2013

J'ai touché la Peur,
celle de ma fragilité fondamentale,
celle de ma condition humaine inéluctable.

Je peux rager autant que je veux,
pleurer , me rouler par terre et taper du poing sur la table,
je n'y changerai rien.


Samedi, j'ai fini par m'enfermer dans la salle de bain,
dos contre la baignoire,
jambes en équerre, dos à la verticale.

Et j'ai respiré,
ou plutôt expiré,
de plus en plus profondément,
jusqu'à accepter à nouveau le vide.

Trouver ce rien calme
où repose ma vie.

vendredi 1 mars 2013

J'ai touché aujourd'hui
une nouvelle couche de pleurs.

Des vieux, profonds et lâches,
comme des draps usés, délités

C'est un trou sans lumière,
sans oraison, sans raison.

La peur du triste me touche,
me retouche, épuisée.



Retourner aux abysses et remonter le chagrin
afin qu'il accouche de sa lumièreet prenne fin.