Une grande plage de temps, devant moi. Libre.
Pour laisser se ressouder mon bassin fracturé par la chute "sans gravité" du nouvel an.
Douleur brulante dans les chairs, presque métallique dans l'os.
Laisser faire, et remercier ce qui sait se faire tout seul.
Émerveillement une fois encore devant cette vie qui sait faire tant, et que l'on ignore tant.
L'orgueil, encore, toujours. Ubris.
En profiter pour...rien.
Tu n'as pas le même visage, me disent-ils.
Oui, car en dépit de la douleur, la fatigue reflue au gré de ces heures à ne rien faire.
Je sors lentement et sûrement des terres arides que j'arpente depuis des années.
Réveils incessants de mère, insomnies de femme, stress professionnel, terres de chagrin.
La vie à 2000 à l'heure, trop vite.
Je pourrais broder à l'infini sur ce qu m'arrive et me force à stopper net.
Mais non, pas envie de broder.
Un signe de plus que je ne sais pas encore écouter mes limites.
Emportée par ma tête, mes envies de tout, ma peur du rien.
La passion, raga.
Je n'ai pas besoin de m'agiter ainsi, je devrais faire confiance à ma force, la vraie, celle qui est tranquille.
Cela vient, doucement.
Accepter que ça vienne doucement, en sourire.
Voilà.
Sinon, le changement s'incarne.
Le père de mes enfants a semble-t-il trouvé son nouveau nid hier. J'attends son envol.
Mon homme se déploie.
Les enfants poussent.
Beau à voir, bon à vivre.
Vivre.
mardi 29 janvier 2013
vendredi 18 janvier 2013
Le dégel
La glace commence à céder.
Dessous, ces larmes longtemps retenues.
Des années sans doute.
Maintenant,
au gré de cette chute sans gravité qui me fait sentir à nouveau mon corps, sa fragilité, m'oblige à calmer le mouvement incessant,
au gré de cette confiance si douce qui nous réunit,
les larmes ont commencé à couler hier.
Je sens les autres derrière se presser pour déferler enfin.
Je vais laisser faire, puisque je le peux peut-être enfin...
mercredi 9 janvier 2013
Pleinement en vie
Comme perdu la clé du jardin ici...
Tant de moments à cultiver dans la "vraie vie"!
Présence.
Depuis ce silence-là, je vous souhaite une très belle année 2013.
Une année pour être pleinement en vie.
Je vous embrasse
Lise
Tant de moments à cultiver dans la "vraie vie"!
Présence.
Depuis ce silence-là, je vous souhaite une très belle année 2013.
Une année pour être pleinement en vie.
Je vous embrasse
Lise
dimanche 9 décembre 2012
Géologie
Ce matin,
comme la sensation
qu'après les séismes de l'année,
se remettent en route
quelques courants imperceptibles
entre présent et passé.
Un des effets secondaires
des tremblements de terre ?
mercredi 5 décembre 2012
le blog
Ces blogs-carnets intimes, depuis des années, comme des endroits pour déposer, transformer, ce qui n'était pas digéré. Mais là rien ne s'y prête.
Il y a ces plages intenses de présent, de présence. Aucun mot ne vient, aucun mot à la hauteur sans "perdre le sel" de ce qui peut s'y passer, quel que soit le contexte. La sensation de temps disparaît. Sensation d'éternité.
Et puis ces moments où quelque chose grippe. Mais alors le process de déconstruction de la pensée qui grippe ne met en place. Grignotage de ce qui colle, pleurs ou rigolade, et ça s'envole au vent.
Et puis ce qui reste collé. C'est bien le travail dans le corps qui y fait quelque chose. Je n'y arrive pas ces derniers temps. Je m'autorise cette flemme, le temps que je puisse redémarrer. Ça se fera en son temps.
Il me faudrait du silence, plus que jamais.
Des pensées douces pour vous, à l'image de ces flocons grands et plats du week-end dernier.
mardi 4 décembre 2012
De l'autre côté
J'ai passé quelques uns des cols annoncés, avec les gros "coups de colliers" associés. Les paysages changent.
Un vrai soulagement, et un creux aussi.
Soulagement d'avoir finalement passé ces épreuves.
Creux car je peux enfin relâcher un peu la pression.
Il m'appartient maintenant de trouver un rythme qui ne soit pas cette course ininterrompue d'obstacles à sauter.
Un rythme dans la joie de la marche, qui permette de savourer les chants d'oiseaux et les paysages, de s'arrêter parfois dans une clairière, de musarder.
Il n'est plus temps d'accélérer ma vie, de la remplir, de peur d'être avec moi.
Ni de la laisser accélérer par d'autres.
Vivre pour vivre.
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